MessagePad H1000 « OMP » (1993)

Présentation
Anecdote
Fiche signalétique MessagePad
Les photos de mon Newton H1000 (OMP)
Manuel
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Présentation

Le Newton d’Apple est l’ancêtre de l’iPhone et de l’iPad.

Le Newton est né pendant l’ère John Sculley, PDG d’Apple et qui à mis à l’écart Steve Jobs à la fin des années 80.

En effet, en 1987, John Sculley décrit l’un de ses rêves : le Knowledge Navigator (Navigateur du Savoir). Son idée prend la forme d’un ordinateur portable, avec un grand écran qui se déplie à la manière d’un livre, et doté de reconnaissance vocale, de connexion sans fil et d’assistants capables de s’exprimer grâce à la synthèse vocale.

Le projet est mis en chantier dès 1987 par Steve Sakoman, un ingénieur embauché en 1984 par Steve Jobs, pour travailler sur une version portable du Macintosh soutenu par Jean-Louis Gassée.

Le groupe de recherche Newton bénéficie d’un financement généreux de la part d’Apple, qui réinvestit une grande partie des bénéfices du Macintosh dans le nouveau projet mais face aux difficultés que pose la direction Apple dans le développement du projet, Steve Sakoman démissionne en 1990.

Sur fond de péripéties techniques, notamment pour la partie logiciel de reconnaissance d’écriture, saupoudrées de méli mélo au sein des équipes et du management, les ingénieurs imaginent 3 versions du Newton : une tablette de grande taille, un petit assistant de poche et un modèle intermédiaire. C’est le petit assistant baptisé junior qui sera finalement choisi.

Apple présente le Newton à la presse, en mai 1992. Les journalistes sont enthousiasmés par ce petit ordinateur de poche, malgré les défauts qui restent encore à corriger sur le prototype mais revers de la médaille, le nombre de concurrents qui annoncent leur intention de se lancer à la suite d’Apple est très impressionnant et ne fait pas l’affaire des ingénieurs…

Malgré les problèmes de développement logiciel Apple réussit à commercialiser le Newton le 2 août 1993 (Présentation à la MacWorld 1993 de Boston).

La première version du Newton souffre de plusieurs défauts. L’écran est trop petit (9,6 cm sur 7,2), et surtout la reconnaissance de caractères est laborieuse : les blagues circulant sur les erreurs de reconnaissance remplissent des sites internet entiers. Il fera même une apparition dans les Simpsons, où son incapacité à transcrire l’écriture humaine excède l’un des personnages qui finit par le balancer… Apple prétend qu’il faut du temps au Newton pour s’habituer à l’écriture de son utilisateur, mais les améliorations ne se font pas beaucoup sentir…

Comme si cela ne suffisait pas, les cartes modem et pager du Newton ne sont pas disponibles lors de sa sortie, alors même qu’Apple avait basé une grande partie de sa campagne de promotion sur les capacités de communication de l’appareil…

Pendant quelques semaines, le Newton se vend bien, faisant même mieux que le Macintosh ! Mais rapidement, les ventes s’écroulent, entraînant l’éviction de Sculley de la direction d’Apple…

Pendant cinq ans différents MessagePad Newton se sont succédés :
– L’original MessagePad en 1993
– La gamme des 1xx de 1994 à 1996 avec une reconnaissance d’écriture devenue fiable et une meilleure autonomie
– La gamme des 2xxx de 1996 à 1997 : l’aboutissement de la technologie Newton.
– l’emate 300 en 1997 : qui intègre un écran plus grand (mais affichant la même résolution que les MP 2×00) et un clavier intégré. Produit destiné à l’enseignement.

Et une grosse amélioration logiciel avec le passage au Newton OS 2 en avril 1996 qui a permis au Newton d’accroître ses capacités de communication.

Pourtant en février 1996, Apple annonce officiellement la fin de toute la gamme Newton. Steve Jobs, à son retour chez Apple en 1997, expédia toute l’équipe vers la porte de sortie, peut être comme une vengeance par rapport à son éviction d’Apple 12 ans plus tôt par le père de ce projet …

Anecdote

Anecdote 1 : Le logo original d’Apple Computer comportait une image d’Isaac Newton assis sous un pommier et Sakoman décida de nommer le projet « Newton »

Anecdote 2 : Le MessagePad 2000 et l’eMate 300 sont de la main du designer Jonathan Ive mais surtout le MP110 qui fut son premier projet chez Apple.

Anecdote 3 : Le premier prototype de Newton présenté à John Sculley était en fait un simple écran tactile relié à un Macintosh, qui est piloté à l’aide d’HyperCard !

Anecdote 4 : Quelques membres de l’équipe du Newton sont revenus chez Apple lors du développement du 1er iPad.

Fiches signalétiques

MessagePad (août 1993)

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Le MessagePad, souvent désigné par « OMP » pour Original MessagePad afin de le distinguer de son successeur qui hérite de son boîtier, a été introduit en août 1993.
Il s’agit d’un appareil d’un nouveau genre, appelé Personal Digital Assistant. Ce terme, PDA, est resté dans les mœurs pour nommer un agenda électronique.

Le nom MessagePad devait indiquer qu’il s’agissait d’un appareil communiquant, permettant de manipuler des données en tout genre (traitement de texte, feuilles de calcul, dessins), et de les envoyer ou d’en recevoir, que ce soit par câble série ou en réseau AppleTalk, sans fil GSM, par fax, modem ou par infrarouge (IrDA ou Sharp ASK).

La vocation du MessagePad était en effet d’être bien plus qu’un simple agenda. Par l’interconnexion des données (toute application ayant accès à toute information résidant dans sa mémoire), une « intelligence artificielle » chargée de deviner ce que l’utilisateur souhaite faire, des capacités de communication (mise en réseau, téléphonie, transmission de données fax et numérique) et, surtout, la reconnaissance de l’écriture —c’est-à-dire la possibilité d’écrire sur l’écran tactile en langue naturelle et non avec un alphabet adapté comme le Graffiti des Palm— les Newton ouvrait tout un éventail de possibilités.

Un connecteur PCMCIA (appelé PC Card de nos jours) permettait d’utiliser des cartes de stockage (mémoire flash non volatile), des cartes de communication (modem/fax, GSM) et plus tard des GPS, carte ethernet (voire, depuis, des cartes ATA, WIFI ou Bluetooth).

Le premier modèle n’atteignait cependant pas les 95% de réussite dans la reconnaissance d’écriture, d’où une réception mitigée du MessagePad.

Caractéristiques techniques :
– Processeur : ARM 610 à 20 Mhz
– Mémoire : 4 Mo de ROM, 640 k de RAM
– Affichage : 336 x 240 points
– Newton OS : 1, 1.1 (Anglais)
– Ports : 1 port PCMCIA, IrDA/SHARP ASK, série DIN-8, haut-parleur intégré

Les photos de mon Newton OMP H1000

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Manuel

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sources : messagepad.free.fr ; wikipedia; iCreate

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